jeudi 21 Sep 2017
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Écrit par AFC49. Posted in Communiqué

Les synodes sur la famille menés ces deux dernières années à la demande du Pape François ont été l’occasion d’une grande réflexion sur le couple et les liens conjugaux, la famille, sa vocation, ses missions mais aussi le lien étroit qui unit la famille et l’Eglise.

 

Force est de constater qu’un décalage existe entre les choix des couples et l’enseignement de l’Eglise, car celui-ci est, le plus souvent, mal connu ou ignoré. On le ramène et réduit fréquemment à la notion de « permis-défendu », alors qu’il recèle une réelle expertise en humanité.

 

L’enseignement moral de l’Eglise offre un chemin accessible à tous, intégrant les richesses et les fragilités de chacun et de chaque histoire personnelle.

 

Il est vrai que les textes du Magistère sont habituellement longs et complexes et qu’ils font appel à des conceptions anthropologiques qu’il faut expliquer.

 

C’est pour faire connaître cette richesse et en vivre de manière très concrète que les Associations Familiales Catholiques du Maine-et-Loire et le service Famille du Diocèse d’Angers organisent un colloque les 27 et 28 Février 2016 à Angers (centre Saint Jean)

 

Plusieurs intervenants introduiront les participants à la lecture et à l’appropriation de textes de référence, tel que l’encycliqueFamiliaris Consortio de Jean-Paul II.

 

Programme, renseignements et inscriptions : http://afc-49.fr/
Samedi : la vocation de la famille, la transmission de la foi et le discernement dans le couple (conférences, ateliers)

Dimanche : l'engagement des époux et la validité du mariage (conférence, atelier) et la sexualité conjugale (table ronde, atelier, témoignages, stands)


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Écrit par AFC49. Posted in Communiqué

La proposition de loi CLAEYS-LEONETTI créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie a été ratifiée le 2 février (JORF du 3 février 2016) après son adoption à l’Assemblée Nationale et au Sénat.

Ces nouveaux droits changent l’optique de la loi LEONETTI, votée à l’unanimité en 2005. Celle-ci permettait de laisser mourir sans faire mourir, en dénonçant l’obstination déraisonnable,  et donnait la parole aux patients par la possibilité de rédiger des directives anticipées.

Cette nouvelle loi veut  donner de nouveaux droits aux patients, qui s’imposeront aux médecins, notamment :

  • Les directives anticipées ne seront plus seulement consultées, mais seront  contraignantes pour les  médecins. Les amendements apportés par le Sénat ont cependant redonné un peu de parole aux médecins pour éviter qu’ils ne deviennent des exécutants de la volonté des patients.
  • Les patients ont le droit, lorsqu’ils le décident, dans le cas d’une maladie grave et incurable
    • d'arrêter des traitements qui les maintiennent en vie, y compris la nutrition et l’hydratation artificielles désormais considérées comme traitements,
    • de demander une sédation profonde et continue jusqu’au décès.

Certes il faut justifier d’une souffrance insupportable, mais la souffrance étant un terme global qui ne se limite pas à la douleur physique, ce critère est très subjectif et ne constitue qu’un faible garde-fou contre une éventuelle demande d’assistance au suicide.

Tout en rejetant tout acharnement médical, les AFC s’inquiètent des risques de dérapagesque ces nouvelles dispositions pourraient favoriser en direction du suicide assisté et de l’euthanasie, même si ces dispositions extrêmes semblent écartées.

Les AFC redisent leur attachement au respect de la vie jusqu’à son terme naturel. Elles souhaitent que chaque personne souffrante ou en fin de vie puisse bénéficier de soins palliatifs et de l’accompagnement de personnes respectueuses, délicates et attentives.

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Écrit par AFC49. Posted in Communiqué

Les Associations Familiales Catholiques sonnent l’alerte alors que les réformes de politique familiale pèsent de plus en plus sur les familles : abaissements successifs en 2013 puis 2014 du plafond du quotient familial, réforme du congé parental, mise sous conditions de ressources des allocations familiales,...

 

Après avoir déposé un recours devant le Conseil d'État contre le décret d'application de cette dernière disposition, les AFC ont commandé un sondage exclusif IFOP vérifiant le niveau d'acceptation de ces réformes et leur impact sur le niveau de vie des familles.

 

Les résultats de ce sondage exclusif Ifop réalisé du 4 au 7 janvier pour les AFC ont de quoi inquiéter :

  • une majorité écrasante de Français, soit 79%, font état d’un profond “ras-le-bol” fiscal en ce début d’année, et 76% de nos concitoyens estiment que la politique fiscale pénalise fortement les familles. Ce sentiment est partagé par 64% de l’électorat de la majorité gouvernementale ; 

  • 83% des Français vont jusqu’à penser que l’une des mesures phares de l’année 2015, à savoir la mise sous conditions de ressources des allocations familiales, n’est que le premier pas vers une voie d’économie budgétaire à bon compte du système de protection sociale... puisqu’elle porte en risque son extension à d’autres prestations (assurance maladie par exemple) ; 

  • les réformes gouvernementales pourraient même avoir un impact direct et menaçant sur l’avenir de la natalité française, dès lors qu’1 Français sur 2 et 62% des parents de deux enfants ou plus y voient un contexte qui découragerait l’accueil d’un nouvel enfant. Il s’agit là d’une autre donnée sensible alors que le nombre de naissances en France n’a jamais été aussi bas depuis quinze ans, mettant en danger le renouvellement des générations et l’équilibre de notre régime de retraites.

 

Les mesures présentées par le Gouvernement sous l’angle de la justice ne sont, in fine, que des mesures d’économies budgétaires qui ne bénéficient même pas aux familles les plus modestes, les rendant d’autant plus inacceptables. Et ce d’autant qu’elles prélèvent directement dans le budget de la branche famille alors même que celle-ci est la seule qui ne soit pas structurellement déficitaire.

 

Les AFC n’exigent pas un simple retour au statu quo et en appellent à des choix politiques courageux. La France doit se réformer sans nuire pour autant à la solidarité, l’équité et la stabilité qui sont les trois principes clé d’une politique familiale pérenne. En ce sens, elles proposent qu’une véritable loi de programmation familiale soit mise en oeuvre. Au législateur d’animer un vaste dispositif d’écoute et de débat sur le terrain auprès des familles, appuyé par le mouvement familial et aux côtés des partenaires sociaux habituels.

 

Un débat national d’envergure qui, aujourd’hui, n’existe pas.

 

Téléchargez le dossier de presse avec les résultats du sondage et les actions et propositions des AFC


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Écrit par AFC49. Posted in Communiqué

Par un arrêt rendu le 17 décembre 2015, la Cour de Cassation a jugé que compte tenu de l'évolution des mœurs et des conceptions morales, on peut aujourd’hui accuser publiquement quelqu’un de tromper son conjoint sans porter atteinte à son honneur ou à sa considération.

 

Ainsi la personne accusée à tort d’infidélité conjugale ne pourra plus se défendre car selon notre plus haute juridiction, une telle accusation est négligeable et ne porte pas tort à celui qui en est la victime.

 

Les AFC tiennent à rappeler que la fidélité est toujours inscrite au Code civil parmi les devoirs et droits respectifs des époux : « Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance. » (art 212). L'imputation de manquer à ces autres devoirs ne porterait pas non plus atteinte à l’honneur et à la considération ?

 

La Cour de cassation a une piètre opinion du sens moral et du sens de l’honneur des Français en estimant qu’ils n’attachent plus aucun prix au respect de la parole donnée et à la fidélité. Les victimes de leur violation (le conjoint bafoué, les enfants…) n’auraient donc aucune protection à attendre de la justice.  

 

Les AFC notent au contraire que selon une enquête récente, la fidélité figure parmi les valeurs préférées des Français
La fidélité est un facteur important de réussite du mariage heureux et durable auquel aspirent une très grande majorité des Français.

 

Les AFC déplorent donc que, par cet arrêt, la haute juridiction semble, plutôt que constater l’état des mœurs, contribuer à précipiter leur évolution, au risque de favoriser tous les phénomènes d’exclusion sociale et de dégradation du vivre ensemble dont la rupture des liens familiaux est la première cause.


¹  « Le succès trompeur des sites de rencontres extraconjugales », Le Monde, 31 décembre 2013. 
Enquête menée par le laboratoire de François de Singly, professeur de sociologie à l'université Paris-Descartes.