mardi 18 Déc 2018
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Écrit par G. Lequette on vendredi 19 octobre 2018 19:14. Posted in Communiqué

Plus de 200 personnes (de toute la France et de l'étranger) ont participé, les 7-8 et 9 septembre derniers, au Forum Hildegarde au château de Salvert, organisé par M. et Mme Le Pelletier avec la participation de l'AFC du Saumurois.

Dans une ambiance chaleureuse, les participants ont bénéficié d’interventions de très haut niveau, l’ensemble des conférences contribuant à donner sur les enseignements de sainte Hildegarde de Bingen, un éclairage tout à fait complet et passionnant.

Dès le vendredi, en effet, le docteur Wighard Strehlow, référence mondiale sur le sujet, fixait le cadre général des contributions au cours d’un exposé qui ouvrait la voie aux approches plus thématiques des temps forts à suivre ; tandis que le docteur Van Hecken se livrait à un brillant exercice sémantique, traduisant en termes scientifiques d’aujourd’hui, les fulgurantes intuitions de la sainte. Melody Molins, fondatrice de l’Institut Hildegardien, illustrait son propos en faisant appel à sa pratique de naturopathe.

Puis, Wighard Strehlow reprenait la parole pour introduire les enseignements spirituels d’Hildegarde, développés le dimanche par le Père Haegel, de la communauté saint-Jean, médecin et docteur en philosophie.

Pour compléter ce programme, une découverte de la gastronomie hildegardienne était proposée au cours des repas. Enfin, il était possible de découvrir les services ou produits de sociétés, instituts et associations spécialisés.

L'AFC du Saumurois remercie chaleureusement ses adhérents, et particulièrement monsieur et madame Le Pelletier pour l'organisation de ce forum, pour la découverte de l'approche holistique de sainte Hildegarde et de son art de vivre.

 

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Écrit par AFC49 on samedi 24 février 2018 18:42. Posted in Actions_Representations

Le débat organisé par l'Espace de Réflexion Ethique des Pays de la Loire (EREPL) le 30 janvier 2018, salle Daviers à Angers a eu du succès : la salle de 200 personnes était bien remplie.

Thème abordé : "L'Assistance Médicale à la Procréation (A.M.P.) pour tou•te•s? "

Rien que le titre officiel donne déjà à réfléchir avec l'utilisation de la graphie inclusive.

Le docteur Miguel JEAN, responsable de l'EREPL expose le canevas de la soirée : 3 interventions de 10 à 15 minutes chacune, suivies de questions adressées à la salle afin que chacun puisse s'exprimer.

Dans la première intervention du docteur Pascale MAY-PANLOUP, responsable de l'unité fonctionnelle de biologie de la reproduction du CHU d'Angers, nous apprenons suivant quelles techniques et sous quelles conditions se pratiquent actuellement tous les actes d'Aide Médicale à la Procréation. L'exposé est médicalement très complet et très clair quant aux conditions d'accès à ces techniques.

Dans la deuxième intervention, Magali BOUTEILLE-BRIGANT, maître de conférence en droit privé à l'université du Mans, montre que les restrictions légales d'accès à la PMA sont battues en brèche sous l'influence de différents facteurs (modèles familiaux multiples, loi autorisant le mariage entre personnes de même sexe, pratiques et législations différentes hors des frontières françaises). Conséquences : autorisation de retranscrire en France des actes de naissance d'enfants nés de GPA (Gestation Pour Autrui) à l'étranger, autorisation d'adoption par un couple de femmes d'enfants nés d'IAD (Insémination Artificielle avec Donneur) etc... 

Enfin, Caroline DELAVOUX, du Collectif BAMP! (Blog AMP), présente les buts de cette "Association de patients de l'AMP et de personnes infertiles" (dénomination officielle) : témoigner, informer sur les différents aspects de l'infertilité ; accompagner les personnes stériles durant leur parcours ; agir pour sensibiliser le grand public, pour améliorer les prises en charges, pour adapter les lois aux réalités des parcours de traitement de l'infertilité.

La seconde partie de la soirée pouvait commencer. Thierry LARDEUX (journaliste à Angers-Télé) était chargé de l'animer. Quatre questions à l'ordre du jour avec, pour commencer, celle de savoir à quel âge maximum il faudrait limiter l'accession à la PMA. Murmures dans la salle ; on n'était visiblement pas venu pour parler de questions techniques de ce type et le sentiment, vite exprimé dès la première intervention, pouvait se résumer à ceci : question sans intérêt si on ne parle pas auparavant de la légitimité de ces techniques et de l'intérêt supérieur de l'enfant. Thierry LARDEUX a eu beau assurer que les prochaines questions aborderaient le sujet et que, "S'il vous-plaît, pouvez-vous répondre à cette première question ?", rien n'y fit. Les trois autres questions étaient, dans l'ordre :

  • La PMA pour une femme seule, qu'en pensez-vous ?
  • La PMA pour un couple de femmes, qu'en pensez-vous ?
  • La GPA, qu'en pensez-vous ?

Admirons, au passage, la progressivité des questions dans la transgression et résumons les réponses. Celles-ci ont, peu ou prou, tourné autour des thèmes suivants :

  • Peut-on volontairement priver un enfant de père ? (PMA pour femmes)
  • Organiser un déracinement : ne marche-t-on pas sur la tête ? (GPA)
  • Si c'est déjà le parcours du combattant pour les couples hétérosexuels stériles, qu'adviendra-t-il si la "demande" croît et que "l'offre" (de gamètes dans les cas avec donneur anonyme) stagne ? Encore une sélection par l'argent ?
  • La PMA "produit" des embryons congelés ; quid de leur avenir ? Quid de l'augmentation du "stock" (l'horrible mot) si ces techniques sont étendues ? Qui dit PMA dit tri d'embryons ; n'est-ce pas déjà de l'eugénisme ?
  • Dans une société qui commence à comprendre l'urgente nécessité de penser "écologique" et à regretter certaines formes de productivisme agricole, que viennent faire des méthodes de procréation repoussant sans cesse les limites des techniques biologiques afin de satisfaire un "droit à l'enfant" ?

Et il y en aurait encore d'autres à citer, toutes plus sensées et alarmées les unes que les autres. Dans certains cas Pascale MAY-PANLOUP ou Magali BOUTEILLE-BRIGANT ont pu intervenir et redire les précautions législatives qui sont actuellement en vigueur concernant les pratiques de la PMA, (le devenir des embryons congelés reste sous la responsabilité des parents qui sont interrogés tous les ans ; pas de manipulation génétique sur les embryons) sans pour autant sembler rassurer leurs interlocuteurs.

La présidente de la ligue LGBT du Maine-et-Loire est intervenue pour invoquer la liberté individuelle et dire aux détracteurs de la PMA et de la GPA qu'ils ne pouvaient pas décider pour les autres. Elle a été écoutée poliment. Car c'est une caractéristique de cette soirée, soulignée par le compte-rendu succinct publié dès le surlendemain, sur le site de l'EREPL : "De très nombreuses personnes ont pris la parole pour exprimer leurs craintes et attentes vis-à-vis de la future loi de bioéthique, leurs convictions et témoignages sur la filiation, la procréation, le couple, l’éducation, la recherche, etc…. Malgré les oppositions parfois très fortes qui ont pu être exprimées, tous les participants ont fait preuve d’une écoute respectueuse qu’il convient de souligner. Plusieurs questions ont évoqué la manière dont ces débats seront pris en compte dans l’écriture de la nouvelle loi. Ce fut l’occasion de préciser qu’une synthèse des débats citoyens sera réalisée par thématique à la fin des états généraux de bioéthique (début avril 2018) et transmise au Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE)." (extrait) Précisons en effet que l'ensemble des débats a été enregistré en vidéo et audio.

Que conclure ?

  • Premièrement que cela m'a réchauffé le cœur de constater que le sens du bien commun est partagé par plus de personnes qu'on veut bien le croire.
  • Deuxièmement que, ne nous voilons pas la face, la lutte pour éviter les catastrophes anthropologiques que sous-tend cette évolution programmée des lois bioéthiques ne fait que commencer.
  • Un espoir cependant : à l'heure où j'écris ces lignes, le même débat, organisé à Nantes, n'a pas encore eu lieu. Cependant, dans son texte de présentation sur le site de l'EREPL, on annonce la présence d'un philosophe et la notion de risque pour les enfants apparaît dans les questions préparatoires. Preuve que la réunion d'Angers a, peut-être, servi à montrer que les seules questions de droit ou de techniques n'étaient pas suffisantes pour cerner la grande complexité du sujet de la transmission de la Vie.

Pour aller plus loin : le livret sur la PMA édité par la Confédération Nationale et la page internet dédiée. 

J.RAY


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Écrit par AFC49 on mardi 14 novembre 2017 19:30. Posted in Actualité

20e Anniversaire de la Fédération européenne des Associations Familiales Catholiques (FAFCE)

"Sala Clementina", Vatican, 1er juin 2017

Adresse du Président de la FAFCE, Antoine Renard: 

Très Saint-Père, c’est avec une profonde gratitude, que les membres de la Fédération Européenne des associations familiales catholiques se retrouvent devant votre Sainteté, ce matin, à l’issue de trois jours de réflexion et de prière à l’occasion de leur 20e Anniversaire. A la fin du mois de Marie, qui a vu aussi célébrer les 60ans du Traité de Rome et le 100e Anniversaire de Fatima, portées par leur rencontre à Fatima il y a un an, nos associations se sont consacrées à la Vierge Marie hier même à Sainte Marie Majeure, devant la célèbre icone où vous aimez vous recueillir. Ce ne sont pas des experts ou des théoriciens de la famille qui sont devant vous, mais d’humbles personnes, hommes et femmes de terrain, des pères et des mères qui cherchent les chemins sur lesquels accompagner les familles dans leur vie quotidienne, par l’entraide, le partage et l’action. Elles n’ignorent rien des difficultés de ces chemins, des peines et des souffrances endurées, mais elles témoignent aussi des fioretti d’amour que sont les cellules vivantes de nos sociétés, cellules vivantes et libres, libres pour aimer. En leur nom, la Fédération essaye de révéler les vertus de la famille auprès des autorités politiques, les priant de prendre en compte le trésor que recèle la famille, au cœur du projet de Dieu pour la création. Nous avons deux héros dans un petit bureau de la COMECE à Bruxelles, la tâche est grande et difficile, les moyens limités, mais Sainte Thérèse a dit qu’il ne faut pas beaucoup d’argent ; l’enthousiasme est très grand, nous ne sommes pas démunis : nous vous exprimons notre profonde gratitude pour les deux textes complémentaires qui sont Laudato Si’ et Amoris Laetitia, actualisations de l’Evangile de la joie qui inspire – comme tout l’enseignement de l’Eglise – notre réflexion et notre action.

Très Saint Père, vous demandez souvent que l’on prie pour vous, nous vous portons le témoignage de la prière fervente des familles pour votre personne, pour notre Eglise et toute la famille humaine. Entre Ascension et Pentecôte, elles s’adressent à vous dans une profonde espérance, comme les Apôtres à cette heure s’adressaient au Christ, « Maître, où est le chemin ? Maître, montre-nous le Père, cela nous suffit ».

Discours du Saint-Père: 

Chers frères et sœurs, Chères familles qui appartenez à cette Fédération, dont c’est le vingtième anniversaire, je vous salue avec affection et je remercie le président Antoine Renard pour ses aimables paroles.

Vingt années sont peu pour tracer un bilan, mais c’est certainement un temps propice pour remercier le Seigneur pour la vitalité et l’enthousiasme du travail que vous effectuez dans votre engagement quotidien. Cette réalité associative, « jeune » dans son esprit et dans son histoire, est appelée à en contaminer d’autres dans le service des familles, pour que l’Europe continue d’avoir la famille comme son plus précieux trésor. L’image du « trésor » a été présente dans la rencontre d’hier qui vous a réunis à Rome, familles de nombreux pays d’Europe. C’est une image qui reflète très bien l’estime que nous devons tous avoir pour la famille. En effet, les familles ne sont pas des pièces de musée mais, à travers elles, se concrétise le don, dans l’engagement mutuel et dans l’ouverture généreuse aux enfants, comme dans le service de la société. Ainsi, les familles sont comme le levain qui aide à faire croître un monde plus humain, plus fraternel, où personne ne se sente refusé ni abandonné.

1 Votre activité multiforme se résume dans le service intégral de la famille, cellule fondamentale de la société, comme je l’ai récemment rappelé aux Autorités de l’Union européenne à l’occasion du 60ème anniversaire des Pactes de Rome. Votre travail, dans le secteur ecclésial comme dans le secteur civil, pourrait à première vue sembler répondre à des exigences diverses et disparates. Mais en réalité, il répond au service de cette bonne nouvelle qu’est la famille. Dans Amoris laetitia, j’ai voulu mettre en évidence le fait qu’à partir de la famille, nous pouvions rendre concret le don à travers la beauté et la joie de l’amour mutuel. Dans cette perspective, votre activité devrait être ce rappel qui redit à tous qu’il n’existe pas de meilleur allié pour le progrès intégral de la société que de favoriser la présence de familles dans le tissu social. En effet, il reste actuel que la famille est la base de la société et qu’elle continue d’être la structure la plus adéquate pour garantir aux personnes le bien intégral nécessaire pour leur développement permanent. J’ai voulu souligner combien l’unité de tous les membres de la famille et l’engagement solidaire de celle-ci avec la société tout entière sont des alliés du bien commun et de la paix, y  compris en Europe.

La famille est la relation interpersonnelle par excellence dans la mesure où elle est une communion de personnes. Conjugalité, paternité, maternité, filiation et fraternité permettent que chaque personne soit introduite dans la famille humaine. La manière de vivre ces relations est dictée par la communion, moteur de la véritable humanisation et de l’évangélisation. C’est pourquoi, aujourd’hui plus que jamais on voit la nécessité d’une culture de la rencontre, où soient valorisées l’unité dans la différence, la réciprocité et la solidarité entre les générations. Ce « capital familial » est appelé à imprégner les relations économiques, sociales et politiques du continent européen. Le style familial que vous vous proposez de diffuser n’est sujet à aucune idéologie contingente, mais il se base sur la dignité inviolable de la personne. Et c’est sur la base de cette dignité que l’Europe pourra être réellement une famille de peuples (cf. Discours au Parlement européen, Strasbourg, 25 novembre 2014).

2 Des crises de différents types affleurent actuellement en Europe, y compris dans l’institution familiale. Mais les crises sont des aiguillons pour travailler davantage et mieux avec confiance et espérance.

Je connais vos initiatives pour promouvoir des politiques concrètes en faveur de la famille dans le secteur économique et du travail, mais pas uniquement, visant à procurer un travail digne et adéquat pour tous, spécialement pour les jeunes qui, dans de nombreuses régions d’Europe, souffrent de la plaie du chômage. Dans ces initiatives comme dans d’autres qui touchent directement le domaine législatif, l’attention au respect et à la dignité de chaque personne doit toujours prévaloir. En ce sens, dans la culture de la rencontre, est toujours présente une attitude de dialogue où l’écoute est toujours nécessaire. Que votre dialogue soit toujours basé sur des faits, des témoignages, des expériences et des styles de vie qui parlent mieux que vos discours et initiatives. C’est incontournable pour le rôle de premier plan auquel mon prédécesseur saint Jean-Paul II appelait les familles (Familiaris consortio, 44).

Quatre crises, en particulier, traversent l’Europe en ce moment : la crise démographique – l’hiver démographique -, la crise migratoire, la crise du travail et celle de l’éducation. Ces crises pourraient trouver des horizons positifs justement dans la culture de la rencontre, là où différents acteurs sociaux, économiques et politiques s’unissent pour tracer des politiques en faveur de la famille. Dans ces quatre champs, vous vous efforcez déjà de proposer des réponses à la mesure de la famille, voyant en elle une ressource et une alliée pour la personne et son environnement. En ce sens, votre tâche, bien souvent, sera de provoquer un dialogue constructif avec les différents acteurs de la scène sociale, sans cacher votre identité chrétienne, au contraire, cette identité vous fera toujours voir au-delà de l’apparence et de l’instant. Comme vous l’avez bien souligné, la culture de l’instant demande une éducation pour le lendemain.

3 Pour faire ce travail exigeant, la famille ne peut pas rester isolée comme une monade, elle a besoin de sortir d’elle-même, elle a besoin de dialoguer et de rencontrer les autres pour donner vie à une unité qui ne soit pas uniformité et qui génère le progrès et le bien commun.

Chères familles, vous avez beaucoup reçu de vos ancêtres. Ils sont la mémoire permanente qui doit nous pousser à mettre la sagesse du cœur et pas seulement la technique dans la création d’initiatives sur la famille et pour la famille. Ils sont la mémoire et les jeunes générations sont la responsabilité qui est devant vous. Avec cette sagesse, par exemple, votre service du caractère sacré de la vie se concrétise dans l’alliance entre les générations ; il se concrétise dans le service rendu à tous, spécialement les plus démunis, les personnes avec un handicap, les orphelins ; il se concrétise dans la solidarité avec les migrants ; il se concrétise dans l’art patient d’éduquer qui voit chaque jeune comme un sujet digne de tout l’amour familial ; il se concrétise dans le droit à la vie de l’enfant à naître qui n’a pas encore de voix ; il se concrétise dans des conditions de vie dignes pour les personnes âgées.

Le travail à faire est important et complexe. C’est pourquoi c’est seulement en renforçant votre association et en invitant d’autres familles à s’associer que la tâche devient moins ingrate, parce que l’union fait la force. Il vous reviendra souvent d’être le ferment qui enseigne à d’autres à travailler ensemble en respectant les légitimes différences et particularités.

4 Enfin, je vous encourage à développer avec créativité de nouvelles méthodes et ressources afin que a famille puisse exercer, dans le domaine ecclésial comme dans le domaine civil, la triple tâche de soutien aux nouvelles générations, d’accompagnement sur les routes si souvent accidentées de la vie, et de guide qui montre des références de valeurs et de significations sur le chemin de chaque jour. Cette triple mission peut être une contribution spécifique que votre Fédération, avec son service quotidien, offre aux familles en Europe.

Je vous bénis et vous accompagne de ma prière, par l’intercession de la Sainte Famille de Nazareth. Et vous aussi, s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Merci.


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Écrit par AFC49 on mardi 14 novembre 2017 19:16. Posted in Politique Familiale

Depuis les dernières élections, les cartes politiques sont profondément rebattues et un nouveau cycle s’ouvre, avec son lot d’incertitudes.

Le succès du mouvement La République En Marche, porteur de nombreux visages inconnus ouvrent de nombreuses questions à nos familles adhérentes, et plus largement aux familles du département. Dans cette situation inédite, les attentes sont en outre immenses pour redresser la France, car il y a urgence.

Or le programme du Président de la République sur la Famille les inquiète : le modèle familial brouillé, la filiation trahie, l'absence de politique familiale. Reproduire la politique clivante du précédent quinquennat annihilerait tous les efforts indispensables pour réformer notre Pays. Au contraire, parier sur la Famille, encouragée et reconnue dans une politique cohérente et stable, serait un signal fort pour reconstruire une France prospère et sereine.

Face à ces ambigüités et aux défis que doit relever notre nation pour les cinq années à venir, les AFC du Maine-et-Loire se proposent pour être force de proposition et de réflexion auprès des nouveaux députés et sénateurs.


Notre lettre : icone pdf


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Écrit par AFC49 on vendredi 15 janvier 2016 20:29. Posted in Communiqué

Par un arrêt rendu le 17 décembre 2015, la Cour de Cassation a jugé que compte tenu de l'évolution des mœurs et des conceptions morales, on peut aujourd’hui accuser publiquement quelqu’un de tromper son conjoint sans porter atteinte à son honneur ou à sa considération.

 

Ainsi la personne accusée à tort d’infidélité conjugale ne pourra plus se défendre car selon notre plus haute juridiction, une telle accusation est négligeable et ne porte pas tort à celui qui en est la victime.

 

Les AFC tiennent à rappeler que la fidélité est toujours inscrite au Code civil parmi les devoirs et droits respectifs des époux : « Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance. » (art 212). L'imputation de manquer à ces autres devoirs ne porterait pas non plus atteinte à l’honneur et à la considération ?

 

La Cour de cassation a une piètre opinion du sens moral et du sens de l’honneur des Français en estimant qu’ils n’attachent plus aucun prix au respect de la parole donnée et à la fidélité. Les victimes de leur violation (le conjoint bafoué, les enfants…) n’auraient donc aucune protection à attendre de la justice.  

 

Les AFC notent au contraire que selon une enquête récente, la fidélité figure parmi les valeurs préférées des Français
La fidélité est un facteur important de réussite du mariage heureux et durable auquel aspirent une très grande majorité des Français.

 

Les AFC déplorent donc que, par cet arrêt, la haute juridiction semble, plutôt que constater l’état des mœurs, contribuer à précipiter leur évolution, au risque de favoriser tous les phénomènes d’exclusion sociale et de dégradation du vivre ensemble dont la rupture des liens familiaux est la première cause.


¹  « Le succès trompeur des sites de rencontres extraconjugales », Le Monde, 31 décembre 2013. 
Enquête menée par le laboratoire de François de Singly, professeur de sociologie à l'université Paris-Descartes.


Saint du jour

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Qui sont les bénévoles AFC ?

Les catéchèses du Pape François sur la Famille

En préparation du synode des Evèques sur l'Evangile de la famille, le Pape François nous a donnée presque hebdomadairement une catéchèse sur la bonne nouvelle de la famille : le rôle de la mère, la place du père, des enfants, des frères et sœurs, l’attention aux personnes âgées et aux petits enfants… tous les âges sont pris en compte ! Et puis, la complémentarité homme – femme, la relation homme – femme, les fiançailles, le mariage, la communication dans le couple et en famille ainsi que toutes les faiblesses (pauvreté, maladie, décès…)

C'est ici : Les catéchèses du Pape François sur la Famille

"Comme le bonheur, la sainteté est toujours liée à de petits gestes"

La foi ouvre une ‘‘fenêtre’’ à la présence et à l’œuvre de l’Esprit. Elle nous montre que, comme le bonheur, la sainteté est toujours liée à de petits gestes. Quiconque vous donne un verre d’eau en mon nom ne restera pas sans récompense, a dit Jésus (cf. Mc 9, 41). Ces petits gestes sont ceux que nous apprenons à la maison, en famille ; ils se perdent dans toutes les autres choses que nous faisons, cependant ils rendent chaque jour différent. Ce sont les simples choses faites par les mères et les grands-mères, par les pères et les grands-pères, par les enfants.

Pape François : "le bonheur, la sainteté est toujours liée à de petits gestes"

C’est à partir de l’amour que la famille peut manifester l’amour de Dieu

Au terme de la VIIIe Rencontre mondiale des Familles, qui s’est tenue à Philadelphie en septembre 2015, j’ai annoncé que la prochaine rencontre avec les familles catholiques du monde entier aurait lieu à Dublin. Voulant désormais en commencer la préparation, je suis heureux de confirmer qu’elle se déroulera du 21 au 26 août 2018, sur le thème “L’Évangile de la famille, joie pour le monde”. Je voudrais donner quelques indications plus précises sur ce thème et son développement. 

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